Kumbhaka : rétention du souffle en yoga
par Nick le déc. 01 2017
Kumbhaka : rétention du souffle en yogaEn tant que yogi ou yogini, vous savez que le yoga comprend plusieurs éléments tels que les asanas, les exercices de respiration , la relaxation et la méditation. Parmi les exercices de respiration classiques que vous rencontrerez peut-être lors de vos cours de yoga figure le kumbhaka, la rétention consciente du souffle. Vous apprendrez ici tout ce qu'il faut savoir sur cette pratique respiratoire bénéfique et efficace.
En yoga, votre professeur vous encouragera probablement souvent à prendre une grande inspiration. Cette inspiration, à son début et à sa fin, marque les deux principales possibilités de pratique de la rétention du souffle yogique : Bhaya Kumbhaka consiste à retenir son souffle à la fin d’une expiration consciente. Antara Kumbhaka, quant à lui, consiste à retenir son souffle après une inspiration complète, lorsque les poumons sont pleins. Le yoga reconnaît également une troisième variante : Kevala Kumbhaka, qui consiste à respirer consciemment et superficiellement sans interrompre le flux respiratoire rythmé par une rétention du souffle.
Votre corps comme « vaisseau »
Comme de nombreuses autres postures et pratiques, le nom Kumbhaka provient du sanskrit. Ce mot signifie « rétention du souffle » mais aussi « exercice de respiration ». Le terme « Kumbha » est important pour mieux comprendre le contrôle précis du souffle. Il signifie « vase » ou « pot » et illustre l'idée que votre corps est un espace que vous pouvez consciemment remplir de souffle et d'énergie. Dans ce contexte, vous connaissez probablement déjà les termes « prana », l'énergie vitale, et « pranayama », la technique de respiration consciente, grâce à votre pratique du yoga.
Rétention de la respiration consciente ou inconsciente pendant le Kumbhaka
En yoga, certaines choses se produisent intentionnellement et délibérément, d'autres de manière totalement automatique. La rétention du souffle, dans la pratique du yoga, se divise également en deux variantes. La première est le Sahita Kumbhaka. Il s'agit de la rétention du souffle que nous venons d'évoquer : une attente consciente du souffle à la fin d'une expiration ou d'une inspiration. Une fois cette technique maîtrisée, la rétention du souffle peut se produire spontanément à n'importe quel moment du cycle respiratoire, sans effort. Cette autre forme de rétention du souffle est appelée Kevala Kumbhaka. C'est une étape importante sur le chemin de la maîtrise mentale totale, telle que décrite dans le Raja Yoga .
Effets bénéfiques sur le corps, l'esprit et l'âme
Surtout pendant la pause respiratoire, les poumons pleins, vous ressentirez de nombreux bienfaits sur votre corps et votre esprit. Vos organes seront enrichis non seulement en oxygène, mais aussi en prana, l'énergie vitale. Ceci revitalise tous les processus métaboliques de votre corps. Vos muscles, votre digestion, votre système cardiovasculaire et votre système nerveux en bénéficieront tous. De plus, votre capacité pulmonaire augmentera. Autre avantage pour votre bien-être : votre système immunitaire sera renforcé durablement.
La pleine conscience est le point de départ.
Un chemin doux vers le Kumbhaka consiste à commencer par observer sa propre respiration. Pour ce faire, asseyez-vous ou allongez-vous confortablement, en silence. Observez votre rythme respiratoire naturel sans chercher à l'influencer ni à le juger. Avec le temps, vous remarquerez que la respiration marque une brève pause à la fin de l'inspiration et après l'expiration, avant de reprendre son cours naturel. Dès lors que vous en prenez conscience, vous avez déjà développé une bonne perception de votre respiration.
Cette prise de conscience est essentielle pour profiter pleinement des bienfaits relaxants du Kumbhaka. Un petit conseil : de nombreux yogis trouvent plus facile de retenir leur souffle à l’inspiration, les poumons pleins. Quelle que soit votre approche du Kumbhaka, veillez toujours à créer une atmosphère calme et évitez de pratiquer l’estomac plein. Augmentez progressivement la durée de votre apnée, en l’adaptant toujours à votre confort.
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